Auto-entreprise ou portage salarial : que choisir ?

Vous allez vous lancer dans le monde du travail et ne savez que choisir entre l’entrepreneuriat et le portage salarial. Vous pesez le pour et le contre de chaque statut depuis plusieurs semaines, sans réellement avancer. Pour vous aider à vous décider, il peut être intéressant de prendre en compte certains critères. Voici lesquels.

La question du choix du statut 

Lorsqu’on arrive sur le marché du travail, la première chose à faire est de choisir et de créer son statut. Pour celui de micro-entrepreneur, les démarches ne prennent que quelques minutes, en se rendant par exemple sur le site Espace-autoentrepreneur.com. C’est d’ailleurs cette simplicité de la procédure qui attire les actifs cherchant à lancer leur propre entreprise. Attention cependant, certains documents devront tout de même être remplis et transmis aux institutions et organismes. Il est ainsi obligatoire de se déclarer auprès de l’URSSAF. Pour ce qui est du portage salarial, la procédure est légèrement plus complexe. Il faut notamment être :

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  • Qualifié et spécialisé dans un domaine d’activité.
  • Autonome pour ce qui est de la prospection commerciale.
  • En capacité de percevoir un revenu minimum en fonction de son profil.

Pour ce dernier point, c’est entre 70 et 80 % du plafond de la Sécurité Sociale. Il est par ailleurs nécessaire de s’attarder sur le point de la rémunération.

Prendre en compte la rémunération

Lorsque l’on met en place son entreprise, il est aussi important de choisir entre le portage salarial et la micro-entreprise en fonction du mode de rémunération. La différence principale entre ces deux statuts réside dans le calcul du salaire net, celui versé lorsque les frais et cotisations sont enlevés. Le salarié devra, par exemple, ôter presque 50 % de son chiffre d’affaires pour le reverser à sa société de portage, ainsi qu’aux organismes sociaux. Pour l’auto-entrepreneur, ce pourcentage ne sera situé qu’entre 12,8 et 22 %. Néanmoins, certains avantages peuvent être mis en avant dans le cas du portage salarial. Le fait de pouvoir se former, notamment, mais aussi d’avoir une mutuelle complémentaire et une assurance chômage. Il faut aussi garder à l’esprit que le chiffre d’affaires d’un consultant est déplafonné, contrairement à celui du micro-entrepreneur. Pour ce dernier, sa rémunération dépendra fortement de son implication, ainsi que de son expertise et de sa renommée. 

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Tâches administratives, un point à ne pas négliger

Enfin, le choix du statut dépendra aussi de la question des tâches administratives. En effet, des différences entre les deux statuts peuvent être mises en avant. Par exemple, un auto-entrepreneur devra tout faire lui, du devis à la facture en passant par la comptabilité et la déclaration des revenus auprès de l’URSSAF. Or, ceci a des conséquences sur le reste de l’activité et notamment la recherche de nouveaux clients. Au contraire, une personne bénéficiant du statut relatif au portage salarial n’aura pas à effectuer les démarches administratives, étant salarié d’une société. Il s’agit donc d’un gain de temps non négligeable et cela peut aussi permettre de se faciliter la vie, certaines tâches de ce genre pouvant être complexes. Le choix d’un professionnel entre le portage salarial et le statut d’auto-entrepreneur dépendra donc des objectifs et des attentes de chacun.