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Coordination Nationale Infirmière - infirmiere infirmier syndicat professionnel
Une mission médicale au Tchad à l'automne
22/07/2008 Une mission médicale au Tchad à l'automne L'Appel, association composée de soignants de l'hôpital Pasteur, partira à Sarh en novembre.Son objectif prioritaire : lutter contre la malnutrition des enfants. L'Appel est une association de solidarité internationale de 3 000 adhérents, qui travaille en partenariat avec des organisations du Sud. L'Appel Cherbourg, qui intervient au Tchad auprès de l'hôpital de Sarh depuis une vingtaine d'années, compte une quinzaine de membres. « Des médecins, aides-soignantes, infirmières, diététiciennes... essentiellement du personnel soignant de l'hôpital Pasteur », indique Dominique Sotty, psychiatre en retraite et président de l'association. En deux décennies d'échanges, de formations, de transmissions de savoirs entre les hôpitaux de Sarh et de Cherbourg, les relations n'ont pas toujours été simples et les liens se sont parfois distendus. Pourtant c'est au rapprochement des deux hôpitaux que l'on doit, dans un premier temps, le jumelage entre les deux villes qui s'est transformé, il y a sept ans, en accord de coopération décentralisée. L'an dernier, Karine, Aurore et Marie-Claire, deux aides-soignantes et une infirmière, se sont rendues sur place pour une mission consacrée à la lutte contre la malnutrition des jeunes enfants. « Nous travaillons avec l'association Misola (Mil, soja, arachide) et son créateur, le Dr François Laurent de Caudebec-en-Caux près de Rouen. Il a mis au point une farine enrichie qui répond aux problèmes de sevrage des enfants qui passent, vers un an, du sein à une nourriture solide souvent mal équilibrée », précise Dominique Sotty. Une farine produite localement À Sarh, une unité de production de farine existe depuis 1998. Elle est aujourd'hui rénovée et opérationnelle. « La farine est fabriquée dansle respect de la charte qui affirme le souci de production locale par des partenaires locaux ainsi que l'auto-nomie et le commerce équitable. » Cependant, la fabrication sur place ne résout pas tout. Reste le problème de la distribution dont se charge l'Appel Cherbourg. « On ne peut se limiter à fournir simplementles sachets de bouillie. Cela doit sefaire à travers un accompagnementpédagogique, médical et scientifique », souligne Anne-Marie. En novembre prochain, Dominique Sotty et François Laurent accompagneront l'équipe d'infirmières, aides-soignantes et diététicienne à Sarh. Il s'agira pour eux de travailler avec les pédiatres de la maternité, du dispensaire et avec le pharmacien de la ville pour leur présenter les avantages de cette farine. Un volet formation sera aussi mis en place auprès du personnel hospitalier. Actuellement l'Appel Cherbourg est financée par deux bailleurs réguliers la ville de Cherbourg (9 000 €) et le conseil général (1 200 €). Cette année, l'Ifsi, Institut de formation en soins infirmiers, a aussi collecté de l'argent lors de soirées infirmières. Toutefois, l'association lance un appel à d'éventuels nouveaux bailleurs qui peuvent la contacter au 02 33 20 76 66. Ouest-France 22 juillet 2008
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des étudiants de l'école des soins infirmiers du centre hospitalier en stage au Togo
22/07/2008 IFSI... et ailleurs : des étudiants de l'école des soins infirmiers du centre hospitalier en stage au Togo Kevin, Nathalia, Mehdi, Laure, Marie, Charlotte, Stéphanie et Jean-Baptiste. Tous étudiants en deuxième année à l'IFSI, l'école de soins infirmiers de Valenciennes. Du 29 juillet au 28 août, ils partiront en stage humanitaire au Togo. Un bail que ce n'était pas arrivé dans l'établissement public du centre hospitalier. Ils auraient très bien pu s'essayer à enfoncer des aiguilles dans les veines des patients du service cardiologie ou gastro-entérologie (au hasard), avenue Désandrouin. La veine royale, si l'on ose dire. Étudiants en deuxième année à l'IFSI de Valenciennes, le cursus de l'institut de formation en soins infirmiers, établissement public, leur impose en effet un stage pratique durant l'été. Soit en juillet, soit en août. Autres possibilités qui s'offraient aux 130 inscrits ? « Un stage avec l'armée, ou en colonie de vacances... » Rien que du très classique, en matière de secourisme. Hé bien non, grandeur d'âme dans la trousse de soins, un petit groupe a préféré « une démarche humanitaire ». Née d'une idée lancée à la cantonade par l'un d'entre eux. Au final, ils seront huit à répondre « Partant ». Trois garçons et cinq filles. Du voyage, Kevin avance, avant toute, « l'envie de découvrir autre chose, voir comment on peut travailler dans un pays où règne une certaine misère. Comment, avec trois fois rien, ils se débrouillent dans les centres de soins. Découvrir aussi leurs priorités en terme de santé, qui ne sont pas forcément les nôtres. » Voilà pour l'envie et la philosophie de la démarche. Restait à trouver la destination (hélas, en matière de pauvreté, il n'en manque pas en ce bas monde), àconvaincre la direction de l'école, et, nerf de toute les guerres y compris celle de l'humanitaire, dénicher les fonds. Trois étapes qui se révéleront, dans cet ordre exact, de la plus simple à la plus ardue. En trois coups de cuiller à clics, les étudiants découvriront et jetteront leur envie de bien faire sur le Togo, via l'association EDEN-vie. Celle-ci propose, en concertation avec les organisations gouvernementales et non-gouvernementales de ce pays de l'Afrique de l'Ouest, des activités de formations et d'informations dans des domaine éducatifs, sanitaires et agropastoraux. Également du voyage, Nathalia décompose ce qui sera leurs journées là-bas, dans la capitale, Lomé : « Stage le matin dans trois centres de santé et chantier de rénovation l'après-midi ». Un peu « réticent » au départ, « parce que ça faisait longtemps qu'il n'y avait pas eu de stage humanitaire au sein de l'école », le conseil pédagogique de l'IFSI leur donnera au final son aval. Porte ouverte à la chasse aux subventions, grâce à l'association des étudiants, encore plus hallucinante qu'un détour par le consulat du Togo à Paris pour la délivrance de leur visa... Pas loin de laisser choir leur projet, avec un billet d'avion à 1 000 E par tête de pipe, ce n'est que grâce à une manne du conseil régional (4 000 E ), une de la société Eau et Force (1 500 E) et de la ville de Valenciennes (500 E), et le reste de leur poche, qu'il pourront finalement boucler leur départ. Mais, promis, ils viendront nous raconter tout ça. • LAURENT BREY, la Voix du Nord 21 juillet 2008
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Les infirmières s'inquiètent de la perte de certaines missions
22/07/2008 Les infirmières s'inquiètent de la perte de certaines missions Un article de loi prévu à l'automne au Parlement prévoit une dérèglementation qui aboutirait à confier certaines tâches non plus à des infirmières mais à des personnes "moins qualifiées, moins formées et moins payées", posant des problèmes de qualité et de sécurité des soins. Une éventuelle réglementation prévue par un article présenté à l'automne au Parlement, a provoqué l'inquiétude d'une intersyndicale infirmière, lundi 21 juillet. L'article aboutirait à confier certaines tâches de cette profession à des personnes "moins qualifiées, moins formées et moins payées", posant des problèmes de qualité et de sécurité des soins. Lors d'une conférence de presse, les organisations syndicales d'infirmières des secteurs public et libéral (CFDT, CFTC, CNI, Convergence, FNI, FO, Onsil, Snics-FSU, SNPI-CGC, Sud, Unsa, Ufmict-CGT) ont exprimé leur refus de voir modifiée par arrêté la liste des actes infirmiers, comme le prévoit un article qui pourrait figurer dans le projet de loi "Patients, santé, territoire" prévu à l'automne au Parlement. Une remise en cause de la "sécurité des soins" Dans un contexte de réduction des dépenses et de pénurie professionnelle (50% des 500.000 infirmières partiront en retraite d'ici 2012), l'intersyndicale, qui critique le "manque de concertation" du gouvernement, demande le retrait de cet article du projet de loi et l'ouverture de négociations. "Une telle dérèglementation va poser souci au niveau de la qualité et surtout de la sécurité des soins. On ne peut pas répondre à la pénurie par la déqualification", a prévenu le président de la Fédération nationale des infirmiers (FNI), Philippe Tisserand. Contrairement aux aide-soignantes ou aux auxiliaires de vie, l'infirmière a "toute compétence pour détecter des erreurs de prescription", selon la FNI. "Moins qualifiées, moins formées" Craignant de voir des missions (soins de toilette, distribution de médicaments, etc.) confiées à des personnes "moins qualifiées, moins formées et moins payées", les infirmières veulent obtenir la reconnaissance de toute la profession au niveau Bac+3 et l'affirmation de la "place centrale de l'infirmière au coeur du système de santé publique". "Le gouvernement doit s'occuper de la valorisation de nos métiers de toute urgence, et cela passe aussi par les salaires", ont déclaré les syndicats. Une grève pour septembre Or, "le chantier est ouvert pour créer des métiers moins qualifiés que celui d'infirmières", notamment dans les métiers du grand âge, craint Dominique Lahbib, secrétaire générale de l'Ufmict-CGT. En contrepartie, "on nous dit "on va vous confier de nouvelles missions", mais quand, comment ?", s'interroge Philippe Tisserand. Pour lui, malgré des expérimentations de transfert de tâches entre médecins et infirmières, "le corps médical ne nous délègue rien du tout". Les syndicats envisagent une mobilisation, voire une grève, pour septembre. Nouvel Obs 21 juillet 2008
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Hôpital en crise : la ministre de la Santé cherche le remède
21/07/2008 Hôpital en crise : la ministre de la Santé cherche le remède Un service de sécurité léger (1) pour une opération de communication lourde et rondement menée. Invitée d'honneur à l'inauguration officielle de l'extension du centre hospitalier intercommunal hier matin à Fréjus, la ministre de la Santé, Roselyne Bachelot, a échappé de peu à un comité d'accueil peu amène. Décidés à manifester, les personnels hospitaliers ont finalement renoncé à leur action. Le conflit a été désamorcé in extremis à la suite d'une discrète négociation entre le conseiller technique de la ministre, Walter Akmouche, et les syndicats hospitaliers Sud, FO et CGT. Lesquels ont accepté de « calmer le jeu », en échange de l'obtention d'une réunion avec le conseiller. Tandis qu'ils gagnaient la salle du conseil d'administration pour faire part à celui-ci de leurs doléances, Roselyne Bachelot, sourire aux lèvres, dans un costume beige au tombé parfait, franchissait la porte des urgences entourée d'élus parmi lesquels le deputé-maire de Saint-Raphaël et président du conseil d'administration, Georges Ginesta, et l'ancien ministre de la Défense et ancien maire de Fréjus, François Léotard, à l'origine des travaux d'extension. Sans oublier le préfet du Var, Jacques Laisné, le sous-préfet de Draguignan, Françoise Souliman, ainsi que les directeurs de l'agence régionale d'hospitalisation Christian Dutreil et de l'hôpital Philippe Coignard. Mais derrière l'apparat et les sourires des urgentistes pointait une certaine amertume. Et c'est avec difficulté que Roselyne Bachelot parvenait à se frayer un passage entre les brancards chargés de malades qui s'entassaient dans les couloirs. « Si vous voulez m'engueuler c'est le moment » Un peu mal à l'aise, la ministre a brièvement discuté avec le Dr Bernard Destailleurs, chef de service des urgences, qui lui a fait part du manque de moyens en personnel et en lits, avec « des difficultés d'hospitalisation pour les patients qui ont passé la nuit aux urgences ». La visite s'est poursuivie au service de chirurgie traumatologique dirigé par le Dr Stéphane Jund, confronté aux mêmes difficultés. Après cette visite éclair et un repas « bio » en plein air, une réunion avec l'ensemble des élus, institutionnels et chefs de service était prévue. « Si vous avez quelque chose à me dire, fût-ce pour m'engueuler, c'est le moment », a dit la ministre. Aussitôt prise au mot, elle a été informée de « la vétusté des locaux et de l'abandon du projet d'extension du nombre de lits du service psychiatrie ». Sans grand résultat : en guise de réponse, la ministre s'est bornée à marteler que la France a déjà « les dépenses financières les plus importantes du monde ». Georges Ginesta a, lui, insisté sur la nécessité de réaliser « un grand centre de radiothérapie » en vue d'un rééquilibrage de la carte sanitaire entre l'est du Var et l'ouest des Alpes-Maritimes. Les recettes supplémentaires tomberaient à pic pour abonder le budget, déficitaire, de l'hôpital. « Un terrain de 3 hectares a d'ores et déjà été trouvé », a-t-il assuré. Quant à la volonté de faire de l'hôpital le pilier du territoire de l'Est varois, le soutien de la ministre semble assuré : « La volonté de votre établissement de s'inscrire avec le centre hospitalier de Draguignan et le pôle public-privé de Saint-Tropez dans un projet médical de territoire, dans le Var-Est (sic) préfigure ce que seront les communautés hospitalières de territoire, qui mettront en commun des moyens pour mieux répondre aux besoins de la population. » Ch. P. Var Matin 19 juillet 2008
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La Sécu doit se concentrer sur les maladies les plus graves
21/07/2008 La Sécu doit se concentrer sur les maladies les plus graves Gérard de la Martinière, le président de la puissante Fédération des assurances, veut confier aux compagnies le remboursement des soins dentaires et d'optique. Un pavé dans la mare à quelques jours de l'annonce par le gouvernement d'un plan d'économies. A 65 ANS, Gérard de la Martinière va, après cinq ans d'exercice, céder son siège de président de la puissante Fédération française des sociétés d'assurances. Il sera remplacé par le conseiller d'Etat Bernard Spitz en septembre. A la veille de son départ, et alors que Roselyne Bachelot et Eric Woerth préparent un plan d'économies supplémentaires de 1 milliard d'euros pour la Sécurité sociale, Gérard de la Martinière prend acte des difficultés de l'assurance maladie et milite pour un développement de l'assurance dans le domaine de la santé. Explosif. Quel bilan tirez-vous des négociations sur la protection sociale ? Gérard de la Martinière. En septembre 2007 et février 2008, Nicolas Sarkozy a appelé à une réflexion sur ce qui doit relever de la solidarité nationale et ce qui doit être renvoyé aux responsabilités individuelles. Depuis, je n'ai rien vu paraître, ni étude ni réflexion. Il y a bien eu l'éphémère plan du directeur de la Cnam (NDLR : Caisse nationale d'assurance maladie) sur les affections longue durée, qui n'a rien d'une nouvelle approche : on tape sur tous les chapitres sans modifier le fond. Un tiers du plan consiste à demander des recettes supplémentaires, c'est-à-dire un alourdissement de la charge des ménages. Sans parler de la catastrophe qui se prépare sur le front des retraites. Vous avez rencontré, jeudi, les ministres du Budget et de la Santé. Que vous êtes-vous dit ? Si l'on veut préserver l'acquis de la protection sociale à la française, il faut recentrer la Sécurité sociale sur les vrais enjeux de solidarité nationale. La Sécu doit se concentrer sur les maladies les plus graves. Il y a un certain nombre de risques assurables, ne nécessitant pas la solidarité nationale, des blocs comme l'optique, le dentaire, que les complémentaires remboursent déjà en grande partie sans avoir leur mot à dire. Nous avons demandé si le gouvernement est prêt à évoluer dans ce sens, d'ici un ou deux ans, avec transfert réel de responsabilités et liberté de négocier avec les prestataires de santé. Si oui : nous ferons des efforts. Mais j'attends encore la réponse, je suis un peu sceptique car, une nouvelle fois, la réflexion se fait dans l'urgence. « Pour l'assurance auto, les tarifs vont se stabiliser » Que reprochez-vous aux professions de santé ? Je leur reproche surtout de ne défendre que leurs intérêts corporatistes. Il est clair, par exemple, que l'industrie de la prothèse dentaire, celle de l'optique ne veulent pas voir ouvrir le marché à l'assurance. Dans une économie administrée, les gagnants sont les producteurs ; dans une économie de marché, ce sont les consommateurs. Les assureurs ont été condamnés à plusieurs reprises par la justice pour manque de transparence dans l'assurance vie. En avez-vous ensuite tiré les conséquences ? Certains juges nous ont reproché un défaut d'information précontractuelle, mais d'autres concluent que le contractant reconnaît, en signant son contrat, avoir l'information... La législation européenne a fixé à quarante le nombre d'informations nécessaires à une bonne compréhension du contrat : qui les lit, qui est capable d'en faire la synthèse ?... Cela dit, la fédération a beaucoup sensibilisé la profession, qui a adopté des « engagements déontologiques professionnels ». Quel est l'impact de la crise financière actuelle ? Il y a beaucoup d'argent placé, c'est vrai : 1 500 milliards d'euros. Mais les sociétés d'assurances françaises sont tenues de respecter les mécanismes les plus prudentiels qui soient. Elles n'ont pas investi dans des produits exotiques... En revanche, la baisse des marchés des taux et des actions aura un impact sur le bilan des sociétés. Mais il n'y a pas péril en la demeure. Quelle sera l'évolution des tarifs d'assurances en 2009 ? Pour l'assurance auto, les tarifs vont se stabiliser après plusieurs années de baisse. Stabilité aussi sur la responsabilité civile et professionnelle. Pour la multirisque habitation, les primes sont indexées sur l'indice du coût de la construction, on devrait donc assister à une décélération de la hausse. Sur la santé : ça dépendra beaucoup des décisions des pouvoirs publics en matière de transfert des charges de la Sécurité sociale... Le Parisien 19 juillet 2008
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Les CHU et la recherche : le rapport qui fâche
21/07/2008 Les CHU et la recherche : le rapport qui fâche Le journal « Les Échos » a publié un classement des centres hospitalo-universitaires français sur la recherche médicale. L'auteur de ce document, Philippe Even, ancien doyen de la faculté de médecine Paris-V, mandaté par le gouvernement, confirme l'énorme disparité qui touche le milieu hospitalier français où le pire côtoie le meilleur. Sans surprise les établissements parisiens (Necker, Cochin…) s'inscrivent dans le gratin mondial de la recherche médicale, les gros centres (Lyon, Toulouse, Nantes…) tirent leur épingle du jeu, les villes de moindre importance (Grenoble, Angers) tutoient rarement l'excellence et les capitales régionales (Limoges, Poitiers), où « la recherche et l'innovation thérapeutique sont carrément l'exception »,ferment la marche. “ Cette étude manque d'humilité ” « Cette étude manque d'humilité et devient donc suspecte » : les propos du doyen de la faculté de médecine et de pharmacie de l'université de Poitiers cachent mal la colère de l'ensemble de la communauté scientifique médicale. Et le doyen d'éclairer les « candides » : « L'étude a été faite par l'Institut Necker, dont la fac de médecine fait partie, Philippe Even en était l'un des doyens. Il a utilisé pour son étude des moyens qui sont propres à Necker. Il faut savoir que 32 % des universitaires sont à Paris (Cochin, Broussais, Necker…) » Roger Gil s'interroge : « Pourquoi cette étude n'a pas été réalisée par un organisme indépendant ? Pourquoi n'a-t-elle pas été publiée dans une revue scientifique ? »Et ce n'est pas une règle de trois qui peut rendre compte de la disparité de la recherche médicale. Les dés sont pipés. En Ile-de-France, pour une population de près de 11 millions d'habitants, on compte 1.138 professeurs dans les centres hospitalo-universitaires. En interrégions Ouest (Brest, Rennes, Angers, Nantes, Tours, Poitiers), pour une population équivalente, 483 professeurs sont recensés. Écart conséquent également chez les maîtres de conférences : 634 pour Paris et 198 pour l'interrégions Ouest. Un dernier chiffre : Poitiers bénéficie d'un chercheur statutaire sur les trois équipes INSERM alors que Paris compte plusieurs centaines de chercheurs. Inéluctablement, les conséquences sur la production d'articles scientifiques sont différentes. Au-delà du cocorico parisien et du « persiflage agressif »d'une équipe dotée de moyens surpuissants,« on met en doute la qualité des soins »,commente le doyen Gil. « C'est une politique d'aménagement du territoire qui tend à isoler cinq ou six métropoles et à laisser s'établir un désert de soins. Après le déménagement des hôpitaux de proximité, les hôpitaux de région ne sont pas loin. La province a-t-elle le droit à la dignité ? » Didier MONTEIL La Nouvelle République 21 juillet 2008
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L'ordre des infirmiers représentera tout le monde
19/07/2008 L'ordre des infirmiers représentera tout le monde L'ordre national, c'est pour bientôt. Françoise Bossuet, présidente du conseil départemental, explique ce qu'il va apporter à la profession. À quoi va servir l'ordre national des infirmiers ? Cet ordre est le premier conseil qui va réunir tout le monde : infirmières libérales, publiques et privées. La profession va ainsi pouvoir parler d'une seule voix et bénéficier d'une meilleure reconnaissance. En plus, nous serons plus autonomes : la profession doit être gérée par les infirmières elles-mêmes. Sur quoi voulez-vous agir ? Notre objectif premier est la défense de l'usager, avec une meilleure qualité de soins. Par exemple, nous nous battons pour que les infirmières distribuent elles-mêmes les médicaments aux patients dans les hôpitaux. Cela va avec notre second objectif : s'assurer que tous les professionnels sont qualifiés pour le travail qu'ils effectuent. Mais nous n'en sommes qu'au début. Pour l'instant, seuls les Ordres départementaux sont élus, depuis le mois dernier. L'ordre national, lui, prendra forme en novembre prochain. Quel sera le premier chantier de cet ordre national ? La défense de notre décret de compétence de 2004 (un code qui régit l'ensemble des soins infirmiers, N.D.L.R.). La ministre de la Santé Roselyne Bachelot veut le remettre en cause. Et elle entend boucler le nouveau texte à l'automne, c'est-à-dire avant que l'Ordre national ne soit en place ! On a l'impression qu'elle est pressée de faire passer la nouvelle loi. Nous voulons qu'elle attende, pour que l'on puisse en discuter avec elle. C'est pour ce genre de décision que la création d'un Ordre national des infirmiers est utile. Il y a quand même quelques critiques, qui disent que l'ordre serait plutôt destiné aux libéraux... Déjà, si on prend l'exemple de la Mayenne, sur les neuf conseillers élus, un seul représente le secteur libéral. Nous voulons représenter tout le monde, prendre l'avis de tous les professionnels et mener une réflexion sur notre métier à partir du terrain. La légitimité de l'ordre ne risque-t-elle pas d'être mise en doute ? Ce qui est regrettable, c'est que seulement 13 % des 2 000 infirmiers du département ont voté en juin pour élire notre conseil. Il y a eu des problèmes d'adresses, mais aussi un peu de désinformation. Certains syndicats ont peut-être eu peur de la création de cet ordre des infirmiers. Or, cela n'enlève rien à leur légitimité. On ne veut marcher sur les plates-bandes de personne. Chacun ses missions. Nous, c'est l'éthique, la déontologie. Tout ce qui concerne les conditions de travail, les salaires, reste du domaine syndical. À nous de rétablir l'objectif de cet ordre dans la tête de tout le monde. Propos recueillispar Nicolas CAMUS. Ouest-France 18 juillet 2008
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Jean-François Chossy intercède en faveur des infirmières du CHU
19/07/2008 Jean-François Chossy intercède en faveur des infirmières du CHU Après avoir reçu le témoignage de plusieurs membres du personnel du C.H.U de Saint-Etienne, « particulièrement inquiets quant aux conditions d’exercice de leur profession dans le respect de la déontologie et de l’éthique du métier qu’ils ont choisi », Jean-François Chossy a adressé une lettre à Roselyne Bachelot. Le député et conseiller régional (UMP) souhaite que la Ministre de la Santé prescrive à ce dossier « un examen particulièrement bienveillant, étant donné l’enjeu de santé publique qu’il représente. » Jean-François Chossy évoque notamment « le manque de moyens financiers et le recours systématique à l’intérim plutôt qu’à l’embauche de personnel permettant de pérenniser les effectifs » ; ce qui oblige les infirmières, aides soignantes et ASH a être « sollicités en permanence pour effectuer des remplacements, sans pouvoir prendre des jours de repos nécessaires, ce qui entraîne stress, pression et angoisse de la faute professionnelle. » « La situation est particulièrement tendue en termes d’effectifs, ou plutôt de sous-effectifs : dans certains services, en période de week-ends et les soirs, on compte un seul infirmier pour 21 patients, vous conviendrez qu’on est loin du minimum réglementaire pour assurer la sécurité des patients. Car c’est bien la vie des malades qui est en jeu », souligne le député. Forez Info 18 juillet 2008 > Lire un des ces témoignages dans notre forum (http://www.forez-info.com/component/option,com_smf/Itemid,129/topic,1367.msg9514/#new) Écrit par FI
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La ministre de la Santé répond aux questions des médecins varois
19/07/2008 La ministre de la Santé répond aux questions des médecins varois La ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, Roselyne Bachelot, inaugure aujourd'hui en début d'après-midi les nouveaux bâtiments du centre hospitalier de Fréjus - St-Raphaël. Elle rencontrera médecins, infirmières et membres du corps médical, avant de visiter le service des urgences et de la chirurgie traumatologique. Elle a accepté de répondre auparavant aux personnels hospitaliers varois, qui traversent une « crise de confiance » et dénoncent une « paupérisation généralisée » de la santé. Dr Jean-Jacques Raymond, responsable du centre 15 à Toulon et Dr Vincent Carret, responsable départemental de l'Association des médecins urgentistes hospitaliers de France : « Premier département touristique, le Var ne bénéficie toujours pas à l'année d'un hélicoptère sanitaire permettant d'évacuer au plus vite les malades les plus graves. Pourquoi pénaliser certains patients habitant dans des zones rurales ? Peut-on espérer obtenir cet appareil indispensable dans les mois qui viennent ? » « Le Var a un hélicoptère pendant les 8 mois où l'afflux des touristes est le plus important. Cet hélicoptère ne s'inscrit pas dans un dispositif isolé, mais participe d'une coordination régionale de cinq hélicoptères exclusivement sanitaires qui permet de répondre aux besoins de la population de Paca, et notamment de celle du Var. Ces transports héliportés s'ajoutent aux hélicoptères d'Etat destinés au secours aux personnes et pouvant être médicalisés si nécessaire. Les besoins sont donc couverts tout au long de l'année. Cette organisation est réévaluée très régulièrement et le maillage assure un bon schéma de santé-secours. » Dr Christian Bar, chef du service des urgences au centre hospitalier de Brignoles : « L'hôpital de Brignoles est une structure moyenne, dont le service des urgences est inadapté et bien trop petit (300 m2 contre 1 000 à 1 500 dans d'autres établissements). Son plateau technique (chirurgie, maternité, anesthésie) est également menacé. Que répondez-vous aux personnels qui craignent, à terme, une fermeture des petits hôpitaux ? » « Le plateau technique du centre hospitalier de Brignoles n'est pas menacé. Le développement démographique actuel du territoire ne peut que le renforcer. Son taux d'activité permet d'ailleurs de maintenir la bonne technicité des équipes hospitalières. Se pose cependant la question du financement de la modernisation de son plateau technique, mais je ne doute pas que des solutions seront bientôt trouvées. » Dr Agen, responsable de la structure interne à l'hôpital Font-Pré de Toulon : « Comment répondre à la situation sinistrée dans laquelle se trouvent les praticiens hospitaliers, en particulier ceux de radiologie ? De plus en plus de scanners sont réalisés avec de moins en moins de professionnels. 30 % des postes de radiologues ne sont pas pourvus. Comment endiguer ce phénomène ? » « Cette situation, certes sensible au niveau national, n'est pas présente avec autant d'acuité en Paca. 85 % des postes de praticiens hospitaliers sont occupés par des titulaires. » Dr Jacques Thomas, responsable de la maternité à la clinique Saint-Jean de Toulon : « La maternité de Saint-Jean assure 2 000 accouchements chaque année, et ne compte que 10 médecins. Les charges de travail sont énormes pour maintenir l'activité, et les sages-femmes se raréfient. Que faire pour lutter contre le phénomène de paupérisation de la santé en France ? » « Le ratio de 10 médecins pour 2000 accouchements n'est pas le signe d'une situation inconfortable. Cet effectif permet une prise en charge satisfaisante des parturientes. Je rappelle que l'accouchement relève aussi de la compétence des sages-femmes, dont les effectifs sont à un bon niveau en Paca. » Var Matin 18 juillet 2008 Propos recueillis par F. Dumas
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Remise en cause du décret d’actes infirmiers
19/07/2008 Remise en cause du décret d’actes infirmiers Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CNI, CONVERGENCE, FNI, FO, ONSIL, SNICS FSU, SNPI CGC, SUD, UNSA, UFMICT CGT refusent la remise en cause du décret d'actes infirmiers par le Ministère de la santé. Le ministère de la santé a une nouvelle fois convoqué les organisations syndicales de salariés et des libéraux le vendredi 11 juillet 2008. Il s'inscrit dans une logique de non négociation et de non concertation de la profession en remettant sur table un projet qui vise à modifier par simple arrêté la liste des actes professionnels infirmiers. Nous dénonçons la méthode. Nous exigeons avant toute ouverture de négociation le retrait de cet article du projet de loi. Nous exigeons l'ouverture de réelles négociations sur : La reconnaissance de la place centrale de l'infirmière au coeur du système de santé publique La reconnaissance de toute la profession infirmière au niveau licence universitaire, bac +3 L'intégration de toute la profession au système LMD (engagement pris au plus haut niveau de l'Etat) La revalorisation des grilles de rémunérations publiques et privée dans le cadre du PLFSS 2009 (Projet de Loi de Financement de la Sécurité Sociale) Le contenu de la formation Les Conditions de travail Nous réitérons notre appel à la plus grande vigilance des professionnels et à se rapprocher de leurs organisations syndicales pour s'informer, malgré la période estivale, de l'évolution de ce dossier. Les organisations syndicales signataires du communiqué organiseront une conférence de presse le 21 juillet à 11h00 à la bourse du travail, 3 rue du château d'eau 75010 à Paris, métro république. Contacts : CFDT : 01 56 41 52 29 CFTC : 06 88 06 21 51 CNI : 06 63 63 36 57 CONVERGENCE INFIRMIERE : 06 64 41 78 65 FNI : 01 47 42 94 13 FO : 06 70 48 34 94 ONSIL : 06 85 22 25 21 SNPI CFE-CGC : 06 16 28 88 28 SNICS FSU : 06 81 56 20 77 SUD Santé Sociaux : 01 40 33 85 00 UNSA : 06 32 54 99 78 UFMICT CGT : 06 72 93 56 06
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Le classement des CHU en fonction de leur recherche
18/07/2008 Le classement des CHU en fonction de leur recherche Un classement inédit révèle des inégalités criantes entre les 32 centres hospitalo-universitaires français. Faute de moyens, souvent, par manque d'ambition, aussi. Lire le texte de Philippe Even (http://www.lesechos.fr/medias/2008/0715//300279833.pdf) Le classement des 32 CHU en quatre groupes selon leur production scientifique en 2000-2006 (http://www.lesechos.fr/medias/2008/0715//300279857.pdf) Le classement global des 4 groupes de CHU A, B, C et D entre 2000 et 2006 (http://www.lesechos.fr/medias/2008/0715//300279856.pdf) La liste des 25 articles des CHU les plus cités (http://www.lesechos.fr/medias/2008/0715//300279852.pdf) La liste des 33 chercheurs des CHU ayant le plus publié entre 2000 et 2007 (http://www.lesechos.fr/medias/2008/0715//300279853.pdf) Le classement des 32 CHU selon 6 indicateurs (http://www.lesechos.fr/medias/2008/0715//300279855.pdf) Les Echos, 18 juillet 2008
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Affaire des surirradiés: perquisition à l'hôpital Rangeuil de Toulouse
18/07/2008 Affaire des surirradiés: perquisition à l'hôpital Rangeuil de Toulouse TOULOUSE (AFP) — Une perquisition a été menée, mercredi, au CHU de Rangueil à Toulouse, où des patients avaient reçu des surirradiations, a-t-on appris jeudi auprès des hôpitaux de Toulouse. Cette perquisition, menée sur commission rogatoire, vise à "fournir un certain nombre d'éléments en lien avec l'incident de radiochirurgie", a-t-on ajouté de même source. Les officiers de police judiciaire ont été saisis "il y a quelques semaines par les juges du pôle santé à Paris", a-t-on indiqué de source judiciaire et ont "procédé à un certain nombre d'actes" concernant le fonctionnement d'un appareil de diffusion de radiations. "Si nous savons qu'il s'agit dans cette affaire d'un mauvais calibrage de la machine, il est important de savoir pourquoi on a mis autant de temps pour déceler le dysfonctionnement", a précisé la même source. "Le CHU met tout en oeuvre pour répondre précisément aux demandes de la justice et reste à sa disposition pour que toute la lumière soit faite sur cette douloureuse affaire", ont affirmé les hôpitaux de Toulouse dans un communiqué. Au total, 145 patients de l'hôpital Rangueil, traités pour des tumeurs cérébrales cancéreuses ou bénignes entre avril 2006 et avril 2007, avaient reçu des surdoses de radiations en raison du mauvais étalonnage d'un appareil. Six sont décédés, mais le lien direct avec la surexposition n'a pas été établi. De source judiciaire, on indiquait jeudi que "normalement aucune autre perquisition ne serait menée" et que toutes les données ou pièces saisies mercredi seraient étudiées pour découvrir d'éventuelles responsabilités dans ces dysfonctionnements. Début juin, 56 patients victimes de surexpositions aux radiations à l'hôpital de Toulouse-Rangueil ou des ayants droit des personnes décédées ont reçu des chèques de 5.000 euros de provisions sur leurs dommages et intérêts. Une convention avait été passée le 9 avril 2008 après l'intervention de l'ex-ministre socialiste de la Santé, Claude Evin, mandaté par l'actuelle ministre Roselyne Bachelot. M. Evin avait présidé un comité de suivi et d'indemnisation des surirradiés de Rangueil rassemblant notamment des représentants du CHU de Toulouse, les associations de victimes, la caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) et les ministères concernés (Justice, Santé). AFP 17 juillet 2008
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Sans les frais annexes, on coulerait
18/07/2008 Sans les frais annexes, on coulerait Pourquoi les cliniques ont-elles augmenté leurs frais annexes ? Nos frais annexes n'ont pas plus augmenté que le reste des prix. En réalité, nous fixons ces prix par rapport à ce que remboursent les mutuelles, pour que les patients n'aient pas trop à mettre de leur poche. Or, les mutuelles ont tendance à plafonner leurs remboursements. Ensuite, il faut comprendre qu'un hôpital privé est une entreprise commerciale. À soins égaux, l'assurance maladie nous rembourse 60 % moins qu'un hôpital public. Nous devons donc trouver des fonds ailleurs. Les frais annexes représentent environ 6 % du chiffre d'affaires d'une clinique, c'est une ressource indispensable. Sans eux, nos cliniques couleraient. N'y a t-il pas d'autres moyens de faire des économies ? Les cliniques ont une marge de liberté très faible. Les médicaments peu coûteux ne représentent que 4 % des charges d'une clinique donc difficile d'économiser dessus. Et on ne peut pas augmenter les tarifs de soins : ils sont déterminés par le ministère de la Santé. Ne trouvez-vous pas ça anormal qu'un patient doive, par exemple, payer davantage pour être seul dans sa chambre ? Si le médecin impose à un patient d'être dans une chambre seule, rien ne lui sera facturé. Quant aux autres frais (télé, téléphone,...), les cliniques les sous-traitent et n'en touchent qu'un pourcentage. Ces frais ne sont pas élevés au point d'empêcher l'accès aux soins à un patient. Je comprends que cela suscite des mécontentements mais nous ne faisons pas payer les malades pour le plaisir. Ouest France 16 juillet 2008
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Hôpital, clinique : le confort peut coûter cher
18/07/2008 Hôpital, clinique : le confort peut coûter cher L'association de consommateurs CLCV pointe du doigt l'augmentation des frais annexes dans les hôpitaux. Une « nécessité » pour les cliniques privées. Une journée dans un hôpital coûte à chaque malade un forfait minimum de 16 €, non remboursé par la Sécurité sociale. 16 € ? C'est sans compter les frais hospitaliers annexes. Avoir un poste de télévision, vouloir être seul dans une chambre, devoir faire garder son enfant pendant son hospitalisation, avoir une ligne téléphonique : autant de suppléments, plus ou moins onéreux, qui se rajoutent aux frais d'hospitalisation « normaux ». Et qui ne sont pas remboursés par la Sécurité sociale. Plus cher avec l'âge Une enquête de l'association de consommateurs CLCV (Consommation, logement et cadre de vie) démontre, qu'en moyenne, le montant de ces frais annexes est de 271,20 € pour cinq nuits passées à l'hôpital. Une somme qui peut énormément varier d'un établissement hospitalier à un autre. Il existe trois types d'hôpitaux. Les hôpitaux publics, les hôpitaux privés à but non lucratif (plus connus sous le terme de cliniques mutualistes) et les hôpitaux privés à but lucratif. Généralement, les cliniques mutualistes proposent les frais annexes les moins coûteux, et les cliniques privées à but lucratif, les plus onéreux (voir infographie ci-contre). « On peut rêver d'une société où les soins seraient gratuits, imagine Philippe Burnel, délégué général de la FHP (Fédération de l'hospitalisation privée). Mais il existe une trop forte contrainte économique sur nos cliniques pour que cela soit possible. » Ces frais annexes ne sont pas remboursés par toutes les mutuelles. Là encore, tout dépend du contrat et des garanties proposés par votre complémentaire santé. La couverture de ces frais supplémentaires peut varier du tout au... rien. Parfois, il faut savoir lire entre les lignes et ajouter à son contrat une protection hospitalière spécifique. Généralement, le coût de cette protection varie en fonction de l'âge du patient (plus il est âgé et plus la couverture santé est chère). Une seule solution pour ne pas découvrir sur sa facture d'hôpital des sommes astronomiques : bien se renseigner avant d'être alité. Dossier : Élodie FONT. Ouest France 16 juillet 2008
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Recherche médicale : les CHU épinglés
18/07/2008 Recherche médicale : les CHU épinglés Un rapport décrit les « faillites et carences » de la recherche médicale universitaire. À l'Ouest, bons points pour le CHU de Nantes, mais Rennes, Angers, Brest, et Caen sont critiqués. À la demande de l'Élysée, Philippe Even, directeur de l'Institut Necker, ancien doyen de la faculté de médecine de Paris 5, a dressé un bilan et un classement de la recherche médicale dans les centres hospitalo-universitaires. Et c'est un réquisitoire. Il décrit des CHU « passifs, routiniers, à la dérive » et un système de formation et de sélection des professeurs de médecine et autres universitaires totalement à revoir. « Leur formation scientifique est médiocre. Leur mode de sélection est corporatiste. » « Je n'exprime pas là mon opinion. Je m'appuie sur des informations incontestables, » assure-t-il. Pour établir ce classement, 40 000 publications dans plus de 2000 journaux scientifiques (entre 2000 et 2006), ont été analysées. « Soit une masse de 360 000 données. » « Nantes, c'est remarquable » Sans surprise, les grands établissements parisiens - Cochin, Saint-Antoine, Necker, La Salpêtrière... - écrasent tout. Leurs équipes appartiennent au gratin mondial de la recherche médicale. Un second groupe de 8 autres CHU, avec Lyon, Marseille, Lille, Toulouse mais également Nantes est jugé excellent. « Nantes c'est remarquable. Je les place au rang des plus grandes facultés de médecine. » Rennes, par contre, appartient au groupe C, avec Angers, alors que Caen et Brest se retrouvent dans le groupe des mal classés, là où la recherche médicale est flageolante. Ce rapport s'inscrit incontestablement dans l'état d'esprit général du gouvernement qui souhaite concentrer et rationaliser les moyens de l'État. Après les tribunaux et les casernes, les CHU. « Nous avons actuellement 38 grands établissements universitaires. Aucun grand pays n'atteint une densité pareille. » L'idéal, selon Philippe Even, serait de maintenir les CHU des groupes A et B, en demandant aux autres de se regrouper et de se spécialiser dans les secteurs où ils sont les plus forts. Concentrer dans dix villes ? Il décrit des facultés de médecine ronronnantes où les meilleurs ne sont jamais reconnus. Il prône donc la sélection par le mérite. Il dresse une liste d'équipes remarquables. Férec pour les maladies du foie à Brest. Estève et l'imagerie du cerveau à Caen par exemple, ou Rennes et sa chirurgie cardiaque. « Il faut à la fois concentrer les moyens et soutenir les meilleures équipes. » En abandonnant les autres ? « Il y a des CHU qui ont déjà abandonné la recherche. Il n'y a plus rien à sauver. » Et de citer des villes comme Amiens, Besançon, Saint-Etienne, Poitiers, Limoges... « Soyons lucides. Nous n'avons ni les moyens financiers, ni les ressources humaines pour développer de grands centres de recherche dans plus de dix grandes villes. » Si la qualité des soins aux patients dépend de la recherche, ne craint-il pas d'accentuer les disparités entre régions, entre hôpitaux ? « C'est déjà le cas. Il faut accepter que les maladies graves ou rares soient traitées là où il y a les meilleures équipes. Sinon, les pertes de chance de guérison des patients sont considérables. » Et Philippe Even, 76 ans, Parisien de longue date mais racines bretonnes, de conclure fataliste : « Je sais que tout cela ne fait pas plaisir à entendre. Je ne vais pas me faire que des amis avec ce rapport... » Bernard LE SOLLEU, Ouest France 16 juillet 2008
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Hormis la justice, tous les ministères vont voir leurs effectifs réduits
18/07/2008 Hormis la justice, tous les ministères vont voir leurs effectifs réduits Pour la première fois dans l'histoire des finances publiques en France, Eric Woerth a présenté, mardi 15 juillet, la programmation des dépenses de l'Etat par mission sur trois ans (2009-2011) et il a confirmé un tour de vis sans précédent sur l'emploi (– 30 627) en 2009. S'exprimant devant les députés à l'occasion du débat d'orientation des finances publiques, le ministre du budget a souligné la contrainte financière "extrêmement forte" qui pèse sur ce premier budget triennal. Les pensions "progresseront de près de 2,5 milliards en moyenne par an de 2009 à 2011" avec l'arrivée à l'âge de la retraite des générations du baby-boom et la charge de la dette "augmentera d'un peu plus de 2 milliards de plus chaque année en moyenne", soit quasiment l'équivalent du ministère de la culture, a révélé M.Woerth. "Au total, de 2003 à 2007, la charge de la dette et les pensions représentaient moins de 30 % de l'augmentation de la dépense de l'Etat. A l'avenir, c'est exactement l'inverse, elles en absorberont environ 70 %", a-t-il résumé, parlant à ce sujet de "renversement majeur". Pour réduire le déficit public à 2 % du produit intérieur brut (PIB) dès 2009 et pour rééquilibrer les comptes publics en 2012, M. Woerth a redit la nécessité de stabiliser chaque année la dépense de l'Etat en volume sur une norme élargie représentant 350 milliards d'euros. Un tel effort, a-t-il précisé, suppose de faire évoluer les dépenses des ministères en valeur au même rythme que l'inflation (2 % en 2009, 1,75 % en 2010 et 2011). Pour ce faire, 30 600 postes de fonctionnaires de l'Etat en équivalents temps plein (ETP) seront supprimés en 2009 (contre 22 900 en 2008), les agences parapubliques devant contribuer à la réduction des effectifs. "Dès 2009, nous atteignons quasiment notre objectif de non remplacement d'un fonctionnaire partant à la retraite sur deux", s'est félicité M.Woerth. A l'exception du ministère de la justice, (+ 512 emplois), tous les ministères verront leurs effectifs réduits en 2009. Certains sont très exposés : l'éducation nationale (– 13 500 postes, après – 11 200 en 2008), même si la règle du un sur deux n'y est pas encore appliquée, la défense (– 8 250 emplois, après – 6 027 en 2008), les finances (– 3 099, après – 2 830), l'intérieur (– 2 953 emplois, après – 2 317) ou encore l'écologie (– 1 400, après –1 192). Si la plupart des ministères sont au régime sec, plusieurs priorités émergent : l'enseignement supérieur et la recherche, dont les moyens augmenteront de 1,8 milliard par an, la mise en œuvre du Grenelle de l'environnement, la justice ou l'équipement militaire (18 milliards en moyenne sur la prochaine loi de programmation militaire, contre 15 dans la précédente). A ce stade, le projet de loi de finance pour 2009 ne tient pas compte du revenu de solidarité active, confirmé dans son principe, mais dont les modalités et le financement ne sont pas arrêtés. Claire Guélaud, le Monde 15 juillet 2008
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Peut-on réutiliser le matériel médical à usage unique ?
17/07/2008 Peut-on réutiliser le matériel médical à usage unique ? L'ancienne ministre de la Santé allemande, Andrea Fisher, plaide pour la réutilisation après stérilisation de certains dispositifs médicaux à usage unique coûteux, comme les sondes pour angioplastie, dans un but économique et écologique. Aujourd'hui, en chirurgie et en cardiologie, un certain nombre d'instruments très onéreux, comme des sondes cardiaques (entre 1000 et 3000 euros) utilisées dans différentes situations, sont à usage unique. Ces dispositifs, adoptés depuis près d'une vingtaine d'années, représentent indéniablement un progrès, avec la certitude qu'il n'y aura aucun risque de contamination lors de leur utilisation. Pourtant, en 2001, Andrea Fisher, alors ministre de la Santé en Allemagne, très inquiète à la fois de l'explosion des dépenses de santé et des problématiques environnementales, a fait voter une loi autorisant la réutilisation de certains matériels médicaux à usage unique après retraitement. Le bilan de cette loi unique en Europe, sept ans après, serait plutôt satisfaisant si l'on en croit un rapport sur ce sujet rendu public il y a quelques semaines en Allemagne. En France, l'Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps) indique qu'une telle réutilisation n'est pas à l'ordre du jour : quand un fabricant vend un produit sous le label «usage unique», celui-ci doit être respecté. Au-delà des questions majeures de sécurité sanitaire, des intérêts économiques colossaux sont en jeu : le marché des dispositifs médicaux à usage unique est très rentable, alors même que se développe en Allemagne un nouveau champ qui pourrait devenir aussi très intéressant en terme de rentabilité, celui de la réhabilitation des dispositifs médicaux à usage unique. «Rapports contradictoires» Actuellement, outre-Rhin, plus de 16 % des dispositifs médicaux censés être à usage unique sont retraités, puis réutilisés, dans la plus stricte légalité. «Nous devons rappeler qu'il y a des rapports contradictoires sur la qualité des procédés de retraitement du matériel à usage unique dans les établissements de santé, peut-on lire dans le rapport présenté en mars dernier au gouvernement allemand. Il n'y a pas d'étude d'ampleur nationale. Néanmoins, nous n'avons pas de raison de modifier notre législation actuelle, même si certaines clarifications doivent être apportées.» Le rapport demande en particulier la mise en œuvre d'un certain nombre d'enquêtes, ainsi que la mise en place d'un label de qualité pour chaque dispositif retraité et chaque entreprise de retraitement. «Il y a beaucoup de matériel à usage unique que l'on peut réutiliser, comme les sondes pour dilatation coronarienne ou encore des dispositifs utilisés lors de la cœlioscopie, affirme au Figaro Andrea Fischer. «Certains de ces dispositifs à usage unique coûtent très chers, de l'ordre de 4 000 euros. Après leur retraitement par des sociétés spécialisées, ils peuvent être réutilisés jusqu'à trois ou quatre fois, pour un coût lors de chaque réutilisation qui représente le quart du prix initial. C'est très important quand on sait que les dépenses de santé explosent partout en Europe.» Détruire virus et bactéries Toujours est-il que cinq ans après le vote de cette loi, l'Allemagne aurait déjà retraité 6 millions de dispositifs médicaux, apparemment sans problème, en tout cas sans plainte judiciaire. Près de 70 % des cardiologues utilisent des dispositifs retraités. Et tous les centres hospitaliers universitaires y ont également recours sauf un. La principale motivation étant l'aspect économique, même si la réduction des déchets hospitaliers était aussi l'un des arguments lors du vote de la loi. Mais, bien sûr, seule une partie du matériel à usage unique peut bénéficier d'un retraitement. Certains, trop complexes, ne peuvent être restérilisés. Plusieurs sociétés en Allemagne se sont lancées dans la stérilisation et la réhabilitation de ces dispositifs censés être à usage unique et qui sont réutilisés. Si l'on en croit Andrea Fischer, les produits utilisés dans cet objectif sont essentiellement de l'eau sous différentes pressions, associés à certains produits chimiques. Selon l'ancienne ministre allemande, des travaux ont montré que de telles techniques, quand elles sont mises en œuvre dans un cadre réglementaire, étaient capables de détruire les virus et les bactéries connus à ce jour, y compris les prions. En France, une telle pratique est totalement interdite et passible même de poursuites (voir l'encadré ci-contre). Par ailleurs, selon certains cardiologues, la concurrence générée par cette politique de retraitement aurait déjà contribué à faire baisser les prix de certains dispositifs à usage unique. Le Figaro 15 juillet 2008
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Ces CHU qui ont abandonné la recherche
17/07/2008 Ces CHU qui ont abandonné la recherche Un classement inédit révèle des inégalités criantes entre les 32 centres hospitalo-universitaires français. Faute de moyens, souvent, par manque d'ambition, aussi. La recherche est une des trois missions des centres hospitalo-universitaires. Ceux qui n'en font pas sont des hôpitaux généraux et ne méritent donc pas le statut de CHU. » Philippe Even ne cache ni sa déception ni son indignation. Le classement que vient de réaliser à la demande du gouvernement cet ancien doyen de la faculté de médecine Paris-5 est inquiétant. Il confirme l'énorme disparité qui touche le milieu hospitalier français, où le pire côtoie le meilleur. Pas de problème dans les grands établissements parisiens comme Necker, Cochin, Saint-Antoine ou la Salpêtrière, où plusieurs équipes font partie du gratin mondial de la recherche médicale. Mention bien pour Lyon, Toulouse, Nantes ou Nice qui hébergent de nombreux spécialistes de réputation internationale. La qualité commence à se dégrader à Angers, Grenoble ou Rennes où l'excellence se fait rare. Et rien ne va plus à Reims, Limoges, Poitiers ou Amiens, où la recherche et l'innovation thérapeutique sont carrément l'exception. Plus que la valeur intrinsèque des différents établissements, ce sont les écarts considérables qui existent entre les premiers et les derniers qui posent problème. Dans tous les pays développés, des unités d'excellence sortent toujours du lot et les métropoles nationales ou régionales attirent et forment presque toujours les meilleurs. Mais selon l'enquête de l'Institut Necker, l'Hexagone détient le record des inégalités géographiques. En fait, la moyenne nationale est plombée par des CHU « à la dérive » négligeant la recherche médicale plus par défaut d'ambition que par manque de moyens. « En France, le rapport entre les meilleurs et les moins bons est proche de un à cent. Dans aucun autre pays on rencontre de tels écarts », remarque Philippe Even. En Angleterre, les champions locaux sont bien évidemment implantés dans les grandes institutions historiques proches de Londres : Oxford, Cambridge, Imperial College, King's College. En termes de production de savoir scientifique, ces institutions ne sont que deux à trois fois plus performantes que les facultés moins huppées de Newcastle, Glasgow ou Dundee, qui sont donc loin de démériter. La même cohérence se retrouve en Allemagne et aux Etats-Unis, où les petites facultés de médecine ne sont pas écrasées par les grandes. A l'heure de la réforme hospitalière et du rapport Larcher, ce bilan met en évidence un problème franco-français que nombre de responsables locaux ou nationaux feignent d'ignorer. « Beaucoup de nos CHU et de nos médecins hospitalo-universitaires trahissent leur triple mission et leur devoir. Leur nombre, leur mission, leurs moyens et surtout leur état d'esprit doivent être entièrement revus », juge Philippe Even. Créés par la loi Debré en 1958, les ensembles hospitalo-universitaires sont tenus d'assurer les soins. Ils doivent également délivrer un enseignement de qualité aux futurs médecins et rester à la pointe de la recherche médicale. Ils vivent sous une double tutelle administrative (l'enseignement supérieur et la santé) qui complique toute tentative de réforme. Le résultat mesuré en termes de santé publique est sans appel. « La faillite de la recherche dans de nombreux CHU est très préoccupante, car la modernité, la qualité, le progrès et la sécurité des soins en dépendent », note l'enquête de l'Institut Necker. Ce bilan prend en compte la pertinence des recherches scientifiques effectuées et publiées par les chercheurs en poste dans les 32 centres hexagonaux. Cette loupe n'est pas parfaite. Elle est cependant utilisée partout dans le monde pour comparer la créativité et la productivité des scientifiques. Aucun chercheur digne de ce nom ne conteste d'ailleurs l'objectivité de ce juge de paix basé sur la bibliométrie. En France, seuls quelques esprits grincheux continuent de critiquer cet outil universel, au nom de la traditionnelle « exception culturelle ». Partout dans le monde, les chercheurs publics ou privés sont supposés produire du savoir scientifique si possible original et parfois utile à toute la collectivité. Dans le monde médical, ce lien entre fondamental et appliqué est vital au sens propre du terme. De la découverte à l'innovation, il n'y a qu'un pas, et ces progrès sont par définition destinés à améliorer le sort des malades. L'extraordinaire explosion du savoir médical des quin- ze dernières années, liée au développement de la biologie moléculaire, rend encore plus forte cette filiation entre la recherche et les soins. L'exercice bibliométrique consiste à comptabiliser et à hiérarchiser tous les travaux des scientifiques, en fonction de leur diffusion et de leur acceptation par la communauté. Il s'agit donc d'un jugement par les pairs, relativement objectif, malgré quelques biais bien connus des spécialistes. En pratique, on analyse les articles acceptés par des revues sélectionnées pour leur sérieux et leur notoriété. Tout en haut de la liste, deux journaux se livrent une concurrence sans pitié pour décrocher les meilleurs auteurs : l'américain « Science » et l'anglais « Nature ». Dans tous les laboratoires du monde, l'arrivée de ces références reste un événement. Indicateurs de performance Ces magazines publient tous les ans quelques milliers d'articles sélectionnés dans un océan comprenant une bonne centaine de milliers de propositions. Ce corpus académique trié par des comités de sélection est une sorte de bible du savoir remise à jour toutes les semaines. Derrière ces deux stars de la « publi », une kyrielle de revues moins connues du grand public comme le « Lancet » ou le « New England Journal of Medecine » se disputent les travaux des chercheurs. Elles sont affectées d'un indice qualitatif qui dépend lui-même de la notoriété et de la vigilance du comité de lecture qui accepte ou refuse les textes soumis. De toute évidence, décrocher une publication dans le « Lancet » ou dans « Nature » n'a pas le même impact que dans « La Vie des papillons dans le Bas Rouergue ». Quand l'une de ces publications marque une indéniable percée conceptuelle ou expérimentale, elle devient instantanément une référence mondiale et fait l'objet d'innombrables citations. Les auteurs deviennent aussitôt des célébrités sollicitées par les organisateurs de congrès et les grandes universités. Trois paramètres essentiels balisent donc la vie des chercheurs : le total des articles publiés, les publications dans des grands journaux et le nombre de citations par les confrères. Un chercheur est donc à la fois un nageur de fond (il produit beaucoup et régulièrement) et un sprinter (il sait accélérer dans les grandes occasions). Autant dire que ces champions vivent une relation exclusive et quasi obsessionnelle avec leur discipline. En France, une dizaine de médecins en poste dans les grands CHU sont des habitués de ces podiums internationaux. Huit d'entre eux sont des Parisiens et deux sont des provinciaux venant de Strasbourg et de Marseille. Un chiffre mesure l'ampleur du problème hexagonal. Près des deux tiers des hospitalo-universitaires hexagonaux ne publient pratiquement rien. Manque de publications En clair, alors que la recherche est le moteur des grands centres de la capitale, elle est pratiquement inexistante dans de nombreux établissements de province. « L'argent n'est pas essentiel. C'est l'état d'esprit des médecins et des administrations hospitalières qui est en cause », juge Philippe Even. En fait, la France souffre d'un travers bien connu qui oxyde tous les rouages du système : le mélange des genres, c'est-à-dire, la confusion entre l'excellence et l'aménagement du territoire. Avant les récentes fusions, l'Hexagone comptait 38 CHU contre 26 en Allemagne et 22 au Royaume-Uni et 125 aux Etats-Unis. Les élus sont en grande partie responsables de ce saupoudrage. Toute ville d'importance se doit d'avoir un CHU créant de l'emploi et supposé participer au prestige de la cité. Peu importe, au fond, si le contenu ne correspond pas à ce qui est marqué sur l'étiquette. De surcroît, personne n'est dupe. Les élus, tout comme les électeurs bien informés, connaissent toujours la réalité du terrain. Tel édile qui défend bec et ongles son hôpital ou son CHU pour des raisons électorales se fera discrètement soigner dans un organisme parisien en cas de pépin. Cette dilution des moyens est en grande partie responsable de la situation actuelle. « Les unités n'ont pas été créées en tenant compte de la valeur des candidats. On a fait appel à des quotas régionaux en recalant les meilleurs à Paris et en poussant les moins bons dans les régions. Résultat, hors Paris, Strasbourg, Marseille et Lyon, la masse critique de cerveaux et de moyens n'est atteinte nulle part », précise l'enquête. Retards thérapeutiques L'impact de cette faillite collective est gigantesque. Elle se traduit par une incontestable perte de chance pour les malades soignés par des praticiens ignorant les dernières techniques ou les molécules de nouvelle génération. C'est particulièrement vrai en cancérologie, une discipline qui vit une révolution biologique bouleversant tous les protocoles. Récemment, le directeur général de l'Institut national du cancer (Inca), Dominique Maraninchi, précisait qu'un tiers des centres anticancéreux français ne devraient plus exercer faute d'un niveau suffisant. La semaine dernière, Thomas Tursz, le directeur de l'Institut Gustave-Roussy de Villejuif (IGR), remarquait que moins de 5 % des malades français étaient inclus dans des essais cliniques faisant appel à des traitements innovants. Le médecin Philippe Even partage cet avis et ces craintes : « La prise en charge des maladies graves, rares ou émergentes, et surtout les multipathologies si fréquentes aujourd'hui à cause du vieillissement de la population, ne sont optimales que là où la recherche est étroitement associée aux soins. » Les Echos 15 juillet 2008
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Négociations à Bercy sur les conditions de travail
17/07/2008 Négociations à Bercy sur les conditions de travail La négociation porte sur les conditions de travail des fonctionnaires, mais également sur l'emploi des séniors, après la décision du gouvernement de réduire les effectifs de la fonction publique. Mardi 15 juillet voit l'ouverture à Bercy d'une négociation sur les conditions de travail et l'emploi des seniors dans la Fonction publique. Les exigences syndicales sont nombreuses, dans ce secteur, en particulier à l'aune des réductions d'effectifs drastiques. "Nous allons nous pencher sur les conditions de travail, comme cela a été fait dans le privé", a indiqué le secrétariat d'Etat à la Fonction publique, précisant répondre ainsi à "une demande forte des syndicats". L'ouverture de cette séance devrait permettre de dresser une liste des thèmes à aborder, ainsi que de décider d'un calendrier. Mais les vraies négociations devraient commencer en septembre, lorsque le gouvernement présentera les mesures qu'il souhaite faire adopter pour augmenter le taux d'emploi des séniors, pour se terminer en décembre. Santé La question des conditions de travail surtout sera à l'honneur. Elle varie d'une Fonction publique à l'autre (territoriale, hospitalière, d'Etat), notamment dans le domaine de la santé. La CFTC constate que la médecine du travail est "extrêmement succincte" dans la Fonction publique d'Etat (ministères) où elle ne couvre que la moitié des 2,5 millions d'agents. La création d'instances comme les CHSCT (comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail), sur le modèle de ce qui existe dans le privé, est ainsi "indispensable", selon la confédération. Des CHSCT ont été mis en place dans les hôpitaux, "où la notion de risque a été plus rapidement saisie par l'employeur public", mais ne sont pas chargés des conditions de travail dans la Fonction publique d'Etat (enseignants, policiers..). Stress et TMS Les syndicats demandent également un meilleur suivi de maladies "mal prises en compte dans l'administration" : stress, risques psycho-sociaux et troubles musculo-squelettiques (TMS), ces derniers touchant plus particulièrement les agents de la Fonction publique hospitalière, de l'Equipement, de l'entretien dans les établissements scolaires, explique Brigitte Jumel, de la CFTC. Par ailleurs, certains secteurs sont particulièrement visés par les réductions d'effectifs prévues par le gouvernement. Au ministère de l'Economie, deux agents sur trois partant à la retraite n'ont pas été remplacés en 2008 tandis que l'Education a supporté quasiment la moitié des 22.900 suppressions de postes cette année. Ce mouvement ne devrait pas s'arrêter là, puisque le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique Eric Woerth a précisé jeudi que le budget 2009 tablait sur le non-remplacement de 30.000 à 32.000 fonctionnaires. Nouvel Obs 15 juillet 2008
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Des élèves infirmières bientôt en stage au Sénégal
14/07/2008 Des élèves infirmières bientôt en stage au Sénégal Voici quatre jeunes femmes élèves infirmières en troisième année. Pauline Leleu, Pauline Desprez, Gaëlle Poiriez et Mélodie Trinel ont décidé d'effectuer leur stage pratique de santé publique, imposé par leurs études, à l'hopital Saint-Louis, au Sénégal, du 15 septembre au 10 octobre. Vous pouvez les aider à financer leur expédition. « Nous avons l'ambition d'effectuer notre stage à titre humanitaire dans un pays en voie de développement, afin de découvrir une culture et des conditions de travail différentes de celles qu'on peut trouver sur le continent européen », déclare Pauline Leleu. Elle affirme aussi la volonté du groupe d'apporter son expérience et son savoir-faire pour aider au mieux les populations locales, notamment en ce qui concerne les infections par le virus du sida. La démarche des quatre jeunes femmes n'a pas été facile mais elle est pleine de bon sens. S'inspirant de l'expérience de cinq étudiants issus de la promotion 2003-2006, elles ont contacté Thérèse Delattre, directrice de l'Institut de formation en soins infirmiers (IFSI). Cette dernière les a mises en relation avec l'association de solidarité internationale et de coopération Le Partenariat, créée en 1981 suite au jumelage entre la ville de Lille et celle de Saint-Louis, au Sénégal. Elle les a aussi aidées à la réalisation de ce stage infirmier. Celui-ci aura lieu à l'hôpital régional de Saint-Louis, ville de 100 000 habitants située à 200 km au nord de Dakar. L'hôpital dirigé par le colonel Ngom compte 237 lits. Pour financer leur projet d'un coût estimé à plus de 6 000 E, les quatre infirmières ont mis en place plusieurs actions afin de récolter des fonds : vente de café et confiseries à l'IFSI, vente de cartes à cases, emballages de cadeaux à Noël, soirées infirmières. Elles ont aussi reçu une subvention accordée par la municipalité de Lestrem, celle de Merville semblant aussi disposée à les aider dans leur démarche. D'autres actions sont à venir, notamment deux soirées infirmières en juillet et septembre. L'ensemble des fonds rassemblés sont déposés sur le compte bancaire de l'association Les P'tites Blouses. « Pour l'instant, nous n'avons pas encore récolté l'ensemble de la somme nécessaire, aussi nous faisons appel à d'éventuels partenaires, associations, entreprises ou collectivités pour nous aider à faire aboutir notre projet », expliquent les quatre courageuses jeunes femmes, bien déterminées à faire de ce stage l'une des plus belles expériences humaine et professionnelle de leur vie. • > Contact : Pauline Leleu, Tél : 06 24 71 15 87, mail : pauline62leleu@hotmail.fr La Voix du Nord, 13 juillet 2008
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